Bilan après 1 an et près de 12 000 km en moto électrique

Pourquoi je ne regrette pas d’être passé à l’électrique, malgré son autonomie ?

L’accélération jouissive

Depuis que je recharge systématiquement, je redécouvre le pur bonheur de l’accélération électrique :

  • Couple instantané : 0 à 50 km/h en un claquement de doigts.
  • Linéarité parfaite : pas de rupture de couple, juste une poussée continue.
  • Son de turbine : la chaîne de transmission émet un sifflement addictif à l’accélération.
Photo de Sebastian Jacobsen sur Unsplash

La redécouverte du silence

Révélation inattendue : il m’est arrivé d’entendre un oiseau en roulant sur les routes de campagne !

Le silence de l’électrique transforme l’expérience :

  • Concentration décuplée : on entend le vent, les pneus, l’environnement.
  • Fatigue sonore : fini le bruit fatigant du moteur thermique.
  • Discrétion urbaine : passage en ville sans réveiller le quartier.

La bonne conscience écologique

Même si ça n’est pas parfait, savoir que je n’enrichis plus les pétroliers à chaque plein, ça fait du bien. Et avec mes calculs, d’ici 20 000 km, j’aurai compensé l’empreinte carbone de sa fabrication. Il reste principalement les pneus et les freins à choisir au mieux pour en réduire l’impact. Sachant qu’on freine moins grâce aux freins régénératifs.

L’économie d’entretien

Presque zéro entretien : pas de vidange, pas de filtre à air, pas de bougies. Le moteur électrique a un risque de panne quasi inexistant. Il ne reste que les entretiens et les consommables à régler. Il faudrait simplement pouvoir espacer les entretiens à 6 ou 9 000 km au lieu des 3 000 km actuels.

Les modes de conduite que j’utilise :

  • Éco en ville : souple et silencieux
  • Normal sur nationales : bon compromis performance/consommation
  • Sport sur 2×2 : 110 km/h au GPS sans problème
  • Boost : pour les dépassements rapides

Pour qui cette moto ?

Après 12 000 km, voici mon analyse honnête pour vous aider à décider si la Stash correspond à vos besoins.

La Stash est faite pour vous si :

  • Trajets quotidiens de moins de 70 km aller-retour
  • Accès à une prise électrique au domicile ou au travail
  • Usage principalement urbain/péri-urbain avec occasionnellement des 2×2 voies
  • Sensibilité écologique et volonté de réduire son empreinte carbone
  • Budget maîtrisé : recherche d’économies sur le carburant et l’entretien
  • Curiosité technologique et envie de nouvelles sensations de conduite
  • Capacité d’adaptation : acceptation de changer ses habitudes

Passez votre chemin si :

  • Trajets réguliers de plus de 100 km par jour
  • Aucune possibilité de recharge quotidienne (ni domicile, ni travail)
  • Accro aux roads trips spontanés et longues balades le week-end
  • Vie en région très froide (température régulièrement < 5°C)
  • Besoin de rouler à 110 km/h sur de longues distances quotidiennes
  • Patience limitée : refus d’anticiper et de planifier ses trajets
  • Première moto : l’électrique demande une adaptation et une compréhension des contraintes

💡 Mon conseil principal

Avant d’acheter, testez la moto sur VOTRE trajet quotidien, dans des conditions défavorables (froid, pluie, vent). Vérifiez que vous arrivez avec au moins 25% de batterie restante. C’est la seule façon de savoir si elle correspond vraiment à vos besoins.


Verdict : mitigé mais assumé

Les plus :

  • Performances :
    Accélération et silence.
  • Économique & écologique :
    Le plein autour de 1 €. Terminé les arrêts à la station essence pour alimenter un groupe pétrolier, pas d’émission de carbone.
  • Fiabilité :
    Zéro panne moteur, entretien minimal.
  • Expérience unique :
    Redécouverte des sensations de conduite.
  • Recharge :
    Confort de faire le plein à domicile en maîtrisant sa source (contrat 100% renouvelable), avec un complément pratique au travail. Je n’ai jamais eu besoin de borne publique.
  • Application :
    Paraît gadget mais finalement bien pratique et dépanne en cas de perte des clés (vécu).

Les moins :

  • Autonomie limitée :
    0-85 km réels en usage dynamique.
  • Dépendance infrastructure :
    Besoin d’une prise électrique pour recharger.
  • Usage restreint :
    Adieu longues balades, voyages spontanés et journées sur circuit.
  • Stress météo :
    Très sensible aux conditions environnementales (brouillard, pluie, vent fort et températures basses).
  • En ville :
    Plus de vigilance envers les piétons qui ne m’entendent pas.

Le point critique : autonomie

Ce dont j’aurais besoin ?
Simplement 20-30% d’autonomie en plus pour rouler sereinement sans recharge intermédiaire. Cette marge transformerait complètement l’expérience.


Conclusion

Un choix que je referais, mais…

Ma réalité : 1 an après, je recharge systématiquement par pragmatisme, mais je n’ai aucune envie de repasser au thermique.

L’électrique m’a apporté de plus ?
Cette accélération brutale, ce silence qui reconnecte à l’environnement, cette bonne conscience écologique.

Les contraintes ?
Il faut accepter de changer ses habitudes, s’adapter à sa monture et anticiper ses besoins.

Mon retour d’expérience est totalement personnel :
Dans un autre contexte, avec d’autres contraintes, le bilan pourrait être différent. Mais pour moi, malgré les limitations, l’électrique a gagné.

Mon rêve ?
Une Stash avec 130-150 km d’autonomie réelle et un vrai garde-boue arrière. Là, ce serait top.

L’autre solution, aurait été l’Ultraviolette F77, mais 1 je n’ai pas le budget, 2, le modèle a été disponible 1 an plus tard, en 2025, 3 j’aurais ensuite voulu la X-47 qui sera disponible en 2026. Bref, on veut toujours ce qu’on n’a pas 😛


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