Pourquoi je ne regrette pas d’être passé à l’électrique, malgré son autonomie ?

L’accélération jouissive
Depuis que je recharge systématiquement, je redécouvre le pur bonheur de l’accélération électrique :
- Couple instantané : 0 à 50 km/h en un claquement de doigts.
- Linéarité parfaite : pas de rupture de couple, juste une poussée continue.
- Son de turbine : la chaîne de transmission émet un sifflement addictif à l’accélération.

La redécouverte du silence
Révélation inattendue : il m’est arrivé d’entendre un oiseau en roulant sur les routes de campagne !
Le silence de l’électrique transforme l’expérience :
- Concentration décuplée : on entend le vent, les pneus, l’environnement.
- Fatigue sonore : fini le bruit fatigant du moteur thermique.
- Discrétion urbaine : passage en ville sans réveiller le quartier.

La bonne conscience écologique
Même si ça n’est pas parfait, savoir que je n’enrichis plus les pétroliers à chaque plein, ça fait du bien. Et avec mes calculs, d’ici 20 000 km, j’aurai compensé l’empreinte carbone de sa fabrication. Il reste principalement les pneus et les freins à choisir au mieux pour en réduire l’impact. Sachant qu’on freine moins grâce aux freins régénératifs.

L’économie d’entretien
Presque zéro entretien : pas de vidange, pas de filtre à air, pas de bougies. Le moteur électrique a un risque de panne quasi inexistant. Il ne reste que les entretiens et les consommables à régler. Il faudrait simplement pouvoir espacer les entretiens à 6 ou 9 000 km au lieu des 3 000 km actuels.
Les modes de conduite que j’utilise :
- Éco en ville : souple et silencieux
- Normal sur nationales : bon compromis performance/consommation
- Sport sur 2×2 : 110 km/h au GPS sans problème
- Boost : pour les dépassements rapides

Pour qui cette moto ?
Après 12 000 km, voici mon analyse honnête pour vous aider à décider si la Stash correspond à vos besoins.
La Stash est faite pour vous si :
- Trajets quotidiens de moins de 70 km aller-retour
- Accès à une prise électrique au domicile ou au travail
- Usage principalement urbain/péri-urbain avec occasionnellement des 2×2 voies
- Sensibilité écologique et volonté de réduire son empreinte carbone
- Budget maîtrisé : recherche d’économies sur le carburant et l’entretien
- Curiosité technologique et envie de nouvelles sensations de conduite
- Capacité d’adaptation : acceptation de changer ses habitudes
Passez votre chemin si :
- Trajets réguliers de plus de 100 km par jour
- Aucune possibilité de recharge quotidienne (ni domicile, ni travail)
- Accro aux roads trips spontanés et longues balades le week-end
- Vie en région très froide (température régulièrement < 5°C)
- Besoin de rouler à 110 km/h sur de longues distances quotidiennes
- Patience limitée : refus d’anticiper et de planifier ses trajets
- Première moto : l’électrique demande une adaptation et une compréhension des contraintes
💡 Mon conseil principal
Avant d’acheter, testez la moto sur VOTRE trajet quotidien, dans des conditions défavorables (froid, pluie, vent). Vérifiez que vous arrivez avec au moins 25% de batterie restante. C’est la seule façon de savoir si elle correspond vraiment à vos besoins.
Verdict : mitigé mais assumé
Les plus :
- Performances :
Accélération et silence. - Économique & écologique :
Le plein autour de 1 €. Terminé les arrêts à la station essence pour alimenter un groupe pétrolier, pas d’émission de carbone. - Fiabilité :
Zéro panne moteur, entretien minimal. - Expérience unique :
Redécouverte des sensations de conduite. - Recharge :
Confort de faire le plein à domicile en maîtrisant sa source (contrat 100% renouvelable), avec un complément pratique au travail. Je n’ai jamais eu besoin de borne publique. - Application :
Paraît gadget mais finalement bien pratique et dépanne en cas de perte des clés (vécu).
Les moins :
- Autonomie limitée :
0-85 km réels en usage dynamique. - Dépendance infrastructure :
Besoin d’une prise électrique pour recharger. - Usage restreint :
Adieu longues balades, voyages spontanés et journées sur circuit. - Stress météo :
Très sensible aux conditions environnementales (brouillard, pluie, vent fort et températures basses). - En ville :
Plus de vigilance envers les piétons qui ne m’entendent pas.
Le point critique : autonomie
Ce dont j’aurais besoin ?
Simplement 20-30% d’autonomie en plus pour rouler sereinement sans recharge intermédiaire. Cette marge transformerait complètement l’expérience.
Conclusion
Un choix que je referais, mais…
Ma réalité : 1 an après, je recharge systématiquement par pragmatisme, mais je n’ai aucune envie de repasser au thermique.
L’électrique m’a apporté de plus ?
Cette accélération brutale, ce silence qui reconnecte à l’environnement, cette bonne conscience écologique.
Les contraintes ?
Il faut accepter de changer ses habitudes, s’adapter à sa monture et anticiper ses besoins.
Mon retour d’expérience est totalement personnel :
Dans un autre contexte, avec d’autres contraintes, le bilan pourrait être différent. Mais pour moi, malgré les limitations, l’électrique a gagné.
Mon rêve ?
Une Stash avec 130-150 km d’autonomie réelle et un vrai garde-boue arrière. Là, ce serait top.
L’autre solution, aurait été l’Ultraviolette F77, mais 1 je n’ai pas le budget, 2, le modèle a été disponible 1 an plus tard, en 2025, 3 j’aurais ensuite voulu la X-47 qui sera disponible en 2026. Bref, on veut toujours ce qu’on n’a pas 😛
Et maintenant, si je vous disais qu’une nouvelle Stash est sortie ?
Découvrez la Stash V2 édition automne 2025.

Laisser un commentaire